|
|
|
 |
|
 |
|
********LES.JOUTES.LANGUEDOCIENNES**********
Pour
tout renseignement supplémentaire, il existe un livre avec CD
inclus : « La musique des joutes
languedociennes ». Voir à la rubrique
« Disques / Boutique » de ce même site.
On
pense qu’elles trouvent leur origine à Aigues-Mortes,
où les croisés attendant l’embarquement
s’entraînaient ainsi. On sait par ailleurs qu’un
tournoi de joutes fut organisé à Sète en 1666,
année de la fondation de la ville. Ce jeu traditionnel est
devenu aujourd’hui un sport avec une fédération
nationale. Il se pratique de Béziers au Grau du Roi, mais
c’est autour de l’étang de Thau et plus
particulièrement à Sète qu’il s’est le
mieux maintenu, avec un enthousiasme jamais démenti. Le tournoi
le plus disputé est celui du lundi de Saint Louis, qui
actuellement rassemble des milliers de spectateurs. Le
principe, pousser son adversaire à l’eau avec une lance et
un pavois, n’est pas propre au Languedoc ; on le retrouve dans
d’autres régions, mais les joutes languedociennes se
distinguent par plusieurs points : la taille des barques, leur
propulsion par au moins huit rameurs, la hauteur des « tintaines
» (plancher où se tient le jouteur), le trident en fer
(l’épure) situé au bout de la lance, la tenue
blanche de tous ses acteurs et bien entendu par
l’omniprésence de sa musique traditionnelle,
interprétée par deux couples de hautbois languedociens et
petits tambours, chargés d’accompagner les
défilés et d’animer le tournoi avec l’air de
la charge : « Maridats, tenètz-vos ben »
(Mariés, tenez vous bien). Cette chanson évoque un
passé révolu où les joutes opposaient
l’équipe des célibataires, ou joinessa
(les bleus) aux mariés, en rouge. De nos jours c’est un
sport individuel et les couleurs ont seulement une fonction
décorative.
|
|
Les joutes languedociennes, ou « ajustas » en occitan, ressemblent aux joutes provençales ("targa")
par la taille des barques et par la hauteur du plancher.
Cependant elles sont différentes sur plusieurs points : les
joutes provençales ont, semble-t-il, abandonné la
propulsion à la rame, ses jouteurs (« targaires
») n’ont pas de tenue spéciale, leurs lances
n’ont pas de trident en fer, et la joute se fait pieds
parallèles, sur un plancher assez étroit, alors que le
jouteur languedocien (« ajustaire ») se tient genou gauche plié vers l’avant et la jambe droite tendue vers l’arrière. Autre
différence : le jouteur provençal tient un témoin
(sorte de petite boîte) dans sa main gauche et reçoit la
lance de son adversaire dans un « plastron » attaché
au corps ; ce qui est inconnu en Languedoc où le jouteur tient
son pavois de la main gauche.
A
Sète, chaque journée de joutes est rythmée par des
moments spécifiques (défilés, entrée au
café, animation de repas et du tournoi, embarquement, remise des
prix…) ponctués par les hautbois et tambours, lesquels
assuraient même le bal jusqu’aux années cinquante
(l’idée de re-dynamiser ce « bal des hautbois
» est en projet). On doit à ce rôle
privilégié le fait que le couple traditionnel
hautbois-tambour a pu sonner sans interruption jusqu’à nos
jours, échappant (de peu, il est vrai) à la
folklorisation, résistant à la concurrence des
fanfares et peňas, fait d’autant plus remarquable qu’il
avait disparu partout ailleurs.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|
 |
|
 |
|
*************L’ALMANAC.SETÒRI*************lll
Cette
publication annuelle se situe dans la lignée des almanacs
populaires en langue d’oc, apparus au XIXème siècle
sous l’impulsion du Félibrige, fondé en 1854. Issue
de ce mouvement littéraire, la « felibrenca de Sant Clar » fonda l’« armanac cetòri » à la fin du XIXème siècle ; sa publication s’arrêta avant la guerre de 14.
En
1980, Guy Langlois, président du cercle occitan sétois de
l’époque, eut alors l’idée de ressusciter le
vieil armanac…Ainsi renaquit l’Almanac setòri, qui
paraît chaque année depuis 30 ans bientôt, dépassant donc
son aïeul en longévité.
De
nos jours, l’Almanac setòri est le fruit du travail
collectif du cercle occitan local, avec à sa tête le
président Alain Camelio. Le ceucle occitan setòri a collaboré grandement à la parution du CD Corne d’Aur’oc (Brassens en occitan) et à l’ouvrage sur la Musique des joutes languedociennes (voir à la rubrique « Disques / Boutique »).
|
|
|
Prix : 10 euros + 3 euros de port.
Commander à :
Ceucle occitan setòri : 36, rue Salvador Allende. 34200 Sète
ou : Alain Camelio 04 67 78 98 96
Chacun est invité à écrire des articles en langue d’oc ; pour ce faire, les envoyer à : philippe.carcasses@cegetel.net
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|
|
|
 |